Le patrimoine au coeur d’enjeux croissants

La notion de patrimoine est au centre d’enjeux sociaux croissants. Autrefois définie par des autorités émanant des États, et donc très normée, elle n’a cessé de s’élargir au fil du temps : des collections de musées aux parcs naturels, des sites archéologiques aux langues autochtones, de la littérature aux produits du terroir, de la musique aux patrimoines biologiques, génétiques…

OPUS est né du constat que Sorbonne Université dispose sur ces questions patrimoniales de compétences scientifiques de haut niveau, avec une palette exceptionnelle d’expertises et de moyens techniques, dont la complémentarité constitue un atout majeur pour se renforcer en matière de recherche, de diffusion des savoirs, et de gestion, conservation et valorisation des collections.

Un positionnement inédit

OPUS a adopté quatre lignes directrices qui, conjuguées, définissent une structure originale dans le paysage scientifique :

1/ Traiter des objets patrimoniaux dans toute leur diversité. Matériels ou immatériels, culturels ou naturels, tous obéissent à une définition commune : ce sont des biens collectifs hérités du temps long, investis d’un impératif de transmission aux générations à venir et donc appelant une protection.
2/ Cultiver l’interdisciplinarité pour faire éclore des recherches et des formations novatrices.
3/ Mener une veille active sur l’évolution de la notion de patrimoine et les phénomènes de patrimonialisation pour mieux en saisir les ressorts — d’où son nom d’ « Observatoire des patrimoines ».
4/ Affirmer l’utilité sociale des travaux de Sorbonne Université sur le patrimoine, en restituant plus largement l’expertise qui en découle à la société.

Le principal levier d’action d’OPUS   : mettre en synergie les compétences scientifiques et les moyens techniques des établissements de la communauté.
OPUS a vocation à stimuler les interactions entre disciplines, et notamment entre sciences humaines et sociales, sciences du vivant et sciences exactes.
Mais les synergies à construire ne s’arrêtent pas là. Il s’agit aussi de décloisonner trois approches d’ordinaire segmentées :

• les travaux sur les objets patrimoniaux, leurs origines, leurs usages, leur analyse… — ceux que mènent, par exemple, les archéologues ;
• les travaux pour les patrimoines — pour les gérer, les conserver et les valoriser auprès du public ;
• et les travaux à propos des patrimoines, c’est-à-dire les recherches d’ordre éthique et épistémologique sur l’évolution de la notion de patrimoine et les phénomènes de patrimonialisation.

En faisant travailler les spécialistes de ces différents domaines ensemble, OPUS entend bâtir une véritable chaîne d’études patrimoniales et s’affirmer comme un pôle majeur de réflexion et d’expertise sur cette thématique.

De multiples champs thématiques de recherche

Dans un premier temps, Opus déploie cette approche autour de champs thématiques faisant déjà l’objet de projets transversaux au sein de Sorbonne Université.

Savoirs en collections,
pour mieux comprendre les liens entre patrimoines conservés et savoirs produits, croiser les compétences en gestion, conservation et valorisation des collections, et accompagner les changements de pratiques liés au numérique.

Architecture et paysages,
pour promouvoir la recherche interdisciplinaire en architecture, en archéologie ou en géographie, sur les paysages culturels, urbains et ruraux.

Histoire matérielle des arts,
c’est-à-dire l’étude des matériaux et techniques utilisés, de leur origine, de leur symbolique, par exemple pour développer une nouvelle histoire de la couleur.

Humanités numériques,
dans le prolongement des travaux menés par le LabEx Obvil sur l’exploitation de grands corpus de textes au moyen d’outils informatiques innovants.

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Les forces de Sorbonne Université

> Près de 70 structures de recherche et de formation travaillant sur des sujets relatifs aux patrimoines.

> De riches collections naturalistes, ethnographiques, anthropologiques, zoologiques, scientifiques et techniques, médicales, et documentaires, ainsi qu’une forte dimension muséologique.

> Des moyens techniques de pointe, tels Plemo 3D, plateforme de numérisation et modélisation 3D d’objets et monuments ; MH @ SU, plateforme de recherche et formation sur l’évolution humaine du Musée de l’Homme ; outils mobiles d’analyse non invasive des matériaux du Laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale…