Séminaire OPUS – Japon/Japonisme – 3 avril 2018

DR Jean-Sébastien Cluzel

Séminaire de recherche OPUS – Patrimoine et patrimonialisations

Japon/ Japonisme
Le vol des cigognes : Kyôto, Londres, Lyon
Patrimonialisation d’un monument japonais

Mardi 3 avril 2018

Programme :

La salle d’audience du Nishi-Hongan-ji, histoire et patrimonialisation d’un monument nippon
Masatsugu NISHIDA (Kyoto Institute of Technology)
L’une des portes monumentales du temple bouddhique du Nishi-Hongan-ji et la Salle d’audience de ce même temple furent construites au XVIIe siècle. L’histoire de ces édifices est assez complexe. Nous en retracerons les étapes essentielles : création, programme décoratif, modifications, premières interprétations par les historiens de l’architecture japonaise au XIXe siècle, choix de cet ensemble pour créer un décor monumental représentant la ville de Kyôto lors l’exposition anglo-japonaise de 1910.

Le décor de Kyôto pour l’exposition anglo-japonaise de 1910 de Londres
Jean-Sébastien CLUZEL (Sorbonne Université)
A l’image de son modèle, l’histoire du décor japonais choisi par la ville de Kyôto pour l’exposition anglo-japonaise de 1910 est assez complexe. Le décor de Londres est morcelé à l’issue de l’exposition. La porte monumentale est installée dans le Kew Garden, la Salle des cigognes est récupérée par Emile Guimet qui l’installe dans son musée Lyonnais, où elle est peu à peu déshabillée. A partir d’une grande enquête archéologique conduite en 2016, juste avant le démontage des dernières parties de ce décor, nous retracerons l’épopée de ces édifices d’exposition, avec leurs transformations et adaptations successives.

Patrimonialisation d’un monument japonais
Masatsugu NISHIDA et Jean-Sébastien CLUZEL
A l’aube du XXe siècle, l’ensemble architectural que forment le chokushimon et la salle d’audience du Nishi-Hongan-ji devient un patrimoine international. Guidé par son décor de cigognes en plein vol, situé au croisement de stratégies culturelles et nationales, c’est à cette époque que des copies de ces édifices sont réalisées et qu’elles débutent un « voyage » vers l’Europe, passant par Londres, Paris et Lyon. La valeur de cette architecture du XVIIe siècle dans l’histoire japonaise, la présentation de copies en Europe, le décalage des regards, ont été des moteurs dans le processus de patrimonialisation. Nous tenterons ici de les retracer et les interpréter.

DR Jean-Sébastien Cluzel

Programme (pdf)

Inscription

Les réservations sont closes pour cet évènement.